#BlogChat sur la curation pendant le mois de décembre

Cette nuit, je me suis levé à 02h45 pour participer à un #blogchat sur Twitter. Il s’agit d’une discussion d’une heure à propos de blogging. Tous les intervenants utilisent le hashtag #blogchat et on passe une heure à discuter ensemble de blogging. Mack Collier, consultant en médias sociaux en Alabama, organise les discussions #blogchat tous les dimanches à 20 heures (fuseau horaire central des États-Unis) depuis Mars 2009. Cet horaire, normal pour les Américains, se traduit par 3 heures du matin les lundis dans notre fuseau horaire.

Mais cela en vaut la peine! Durant le mois de décembre, elles tournent toutes autour de la curation — un thème proche de mes domaines d’expertise puisque j’ai écrit des billets sur le sujet pour Paper.li. Si j’en ai entendu parler, d’ailleurs, c’est parce que Paper.li sponsorise ces discussions pendant tout le mois.

La première abordait le thème de la curation en entreprise: pourquoi elle est importante, comment la faire fonctionner au mieux, quels outils utiliser. Une transcription de ce premier #blogchat est disponible. Les liens attachés à ces tweets sont collectés dans un Paper.li dédié.

Les prochaines aussi promettent d’être intéressantes et j’essaierai d’y participer de mon mieux. Tout les lundis, à 3 heures du matin — heure de Zurich.

  • 10 Décembre. Email et blogging. De quels façons on peut utiliser les emails pour faire grandir son blog.
  • 17 Décembre. Mettre en place une stratégie de blogging pour l’année à venir.
  • 24 Décembre. Le contenu de Noël. J’ai particulièrement hâte pour celui-ci. Cela me donnera sans doute des idées pour améliorer notre groupe Facebook Christmas Song Extravaganza en 2013.
  • 31 Décembre. Discussion libre.

N’hésitez pas à nous rejoindre. C’est vraiment chaleureux et sympathique. Cette expérience mettra à l’épreuve vos capacités de composition de tweets et vous apportera plein de nouvelles informations et idées pour gérer votre blogging.

Créer une fois, publier partout

«Create Once, Publish Everywhere» et l’acronyme correspondant COPE sont devenus un mantra pour la communauté de stratégie de contenu. On peut le traduire par: «Créer une fois, publier partout». Cette phrase vient d’une refonte des infrastructures et des processus initiée par NPR, une organisation à but non lucratifs qui fédère des radios locales aux États-Unis.

Devant la multiplication des canaux de communication avec leur public (applications mobiles Android et iPhone, site web et réseaux sociaux) et l’augmentation de la concurrence entre les éditeurs de contenus, NPR a revu la distribution de son contenu pour pouvoir réagir rapidement à l’apparition de nouveaux canaux de distribution. Cette présentation de Zach Brand donne des détails techniques assez précis.

Grâce à leurs efforts, chaque histoire qu’ils produisent est disponible dans un dépôt de contenu et accessible au travers d’une API. Leurs applications mobiles, leurs sites webs, les stations locales participantes et les dévelopeurs indépendants peuvent tous puiser le contenu dans leur dépôt central. Le contenu y est stocké sans sa présentation, centralisé et bien rangé.

Cette organisation donne la possibilité de servir un nombre théoriquement infini de canaux de distribution sans dupliquer le contenu. Un seul système de gestion et de distribution de contenu permet de réduire les coûts de fonctionnement tout en permettant d’augmenter largement la diffusion du contenu.

Pour pouvoir mettre en place une telle approche du contenu, il faut tout d’abord définir une ou plusieurs unités de base et aussi une structure répétitive au sein de ses unités.

Dans le cas de NPR, cette unité est l’histoire ou «story». Chaque reportage ou segment sonore raconte une histoire et est stocké sous forme d’unité dans le dépôt.

Pour ce qui est de la structure, chaque unité possède un titre en version longue, un titre en version courte, un chapeau, un chapeau court, une date de publication, une catégorie, une photo disponible en divers formats et j’en passe.

Entrer une nouvelle «histoire» dans le système demande un peu de réflexion et un processus de travail rigoureux. L’interface du système de gestion de contenu est étudiée pour faciliter l’entrée de ces données par les collaborateurs. Puis, une fois dans le système, l’histoire pourra être présentée de mille façons différentes.

Selon le contexte, on présentera la titre long ou le court, le chapeau long ou le court, seulement le texte et pas la photo ou seulement la photo et pas le texte. L’utilisation de l’API donne une grande souplesse à la présentation du contenu.

Même s’il est difficile de dupliquer ce modèle tel quel, il est possible de s’en inspirer pour rationnaliser la production, le stockage et la maintenance de contenus d’entreprise tout en augmentant leur diffusion.

Publier ou ne pas publier?

Avec les médias sociaux qui coulent en permanence comme des rivières et réclament constamment des contenus frais, la nouveauté et l’actualité semblent être devenues des valeurs maîtresses. Il pourrait sembler que celui ou celle qui n’arrête jamais de publier des articles et de les annoncer sur les réseaux sociaux reste en tête de la course.

Cela semble vrai quel que soit la qualité des contenus. Même si seule une petite partie de la production sort vraiment du lot, les gens liront, passeront à leurs amis et retiendront celle-là. Les contenus de moindre qualité, eux, seront simplement ignorés.

Rien ne fait jamais l’unanimité et publier régulièrement demande une certaine dose de décontraction. Mais ce raisonnement ne tient vraiment la route que si l’on se donne tous les moyens de réussir et que l’on reste exigeant avec soi. Plus que jamais la qualité est importante.

Écrire des textes, filmer des vidéos, enregistrer des podcasts, puis les éditer convenablement prend un temps considérable. Ce temps est un investissement qu’il faut éviter de prendre trop à la légère. Bien sûr, quand on débute, il vaut la peine de tolérer ses propres défauts pendant qu’on travaille à devenir bon.

Par la suite, il importe de savoir ce qu’on publie et pour qui. Les crawlers de Google ne devraient vraiment pas être votre premier public cible. Jamais. Avec la mise à jour «Panda» des algorithmes de Google, entre autres facteurs, même les plus gros éditeurs de contenus à la qualité discutable se mettent à changer leurs pratiques.

Les perfectionnistes — dont je fais partie — doivent abaisser leurs exigences envers eux-mêmes juste assez pour ne pas se laisser paralyser. C’est pour cette raison que je me suis engagé auprès d’autres blogueurs à publier 10 billets en 10 jours dans ce défi à l’initiative de Stéphanie Booth.

D’un côté, se montrer, faire valoir ses compétences et forger ses idées est trop important pour ne pas s’engager en ligne. D’un autre côté, publier des contenus de mauvaise qualité peut avoir des conséquences fâcheuses sur la réputation. Se forcer à publier est un bon moyen de trouver le juste milieu, j’espère.