Fin avril, je me suis dit que je devais me lancer un défi créatif et le relever. Malheureusement, certains de mes projets en ce début d’année ne se sont pas passés comme prévu. Et mes démarches pour me mettre au service d’un nouvel employeur ne rencontrent pas encore le succès.
Qu’est-ce que Mermay?
L’arrivée du joli mois de Mai annonce le défi créatif #Mermay. Fruit de la contraction des mots anglais May (pour le mois de mai) et Mermaid qui signifie sirène. Ce défi s’adresse prioritairement aux artistes graphiques travaillant dans les domaines de l’illustration et de l’animation. Certaines contributions sont mises en avant dans le compte Instagram officiel mermay_official. Quant à moi, je l’ai détourné pour me forcer à progresser dans la photographie macro de mini-figurines d’une marque danoise de jeu de construction en plastiques colorés.
Je n’ai pas de lien officiel avec l’entreprise. J’aime beaucoup les jouets de construction de cette marque et tout ce que des personnes créatives arrivent à en faire. C’est un univers fascinant. Il existe des communautés entières de personnes qui les utilisent pour produire des images au travers de la photo (BrickCentral.com, /r/studshooters) ou de l’animation image par image (BrickFilms.com).
Produire plus pour apprendre plus
Produire et publier 31 clichés en (moins de) 31 jours m’a permis d’apprendre beaucoup de choses. Je le savais depuis le début. La parabole de la classe de poterie qu’on retrouve dans différents livres de business et de développement personnel montre bien que se forcer à produire et apprendre de ses erreurs mène à une meilleure qualité.
La parabole peut être résumée ainsi: Un professeur de céramique a divisé sa classe en deux groupes. Les étudiant·e·s du groupe de gauche étaient notés sur le poids total de pots produits pendant le semestre. Les étudiant·e·s du groupe de droite étaient notés sur la qualité. Un seul pot parfait pouvait suffire à obtenir la meilleure note. À la fin du semestre, les pièces de la plus haute qualité provenaient du groupe noté sur la quantité. En effet, tandis que ce groupe produisait massivement et apprenait de ses erreurs, le groupe « qualité » n’avait fait que théoriser sur la perfection et n’avait rien produit de concret.
Et, dans ce billet d’Austin Kleon, on apprend que les auteurs de cette parabole ont transposé leur exemple. Il concernait, à la base, une classe d’apprenti·e·s photographes.
Une photo par jour est un rythme très soutenu. Cette décision (et la première photo de cette série) ont été prise le 22 avril. Cela ne me laissait pas une énorme avance pour prendre et éditer les 31 photos de sirène — d’autant que je ne pouvais pas consacrer tout mon temps au projet.
Les obstacles à enjamber ont été nombreux. Pour commencer, j’ai dû:
- surmonter les réticences que je pouvais avoir à aller jouer avec des briques de construction dans la rue devant tout le monde.
- retrouver, dans ma collection, les quelques sirènes et autres mini-figurines qui pouvaient s’intégrer dans un univers nautique.
- me creuser la tête pour inventer des situations originales dans lesquelles les faire poser.
Le résultat en images
Voici toutes les photographies publiées pour mon défi #Mermay2026 dans l’ordre inverse de celui de leur publication.
Leçons apprises
Une telle campagne se prépare, en général, plusieurs semaines à l’avance. Là, je n’ai pris que quelques photos d’avance fin avril. C’était loin d’être idéal mais, pour un projet personnel, cela n’est pas très grave.
La pression de devoir publier m’a permis de surmonter la gêne de jouer avec des mini-figures dans la rue; elle m’a aussi encouragé à publier des photos que je ne considère pas toutes comme très bonnes. Cette production rapide m’a permis de beaucoup m’améliorer. Je vois maintenant comment ne plus répéter certaines erreurs. Et tout le chemin qu’il me reste à parcourir.






























