Share buttons on pull-quotes

“Pull-quotes make for perfect shareable chunks”. This piece of insight surfaced during the Big Web Show #90. In this episode, Jeffrey Zeldman interviewed Paul Ford, the creator of savepublishing.com among many other things.

Pull-quotes are tricky to get right on the web. Duplicates mess up feeds and tools such as Instapaper. I haven’t tried the WordPress plugins Graceful Pull-quotes nor the Argo Project’s solution. “Graceful Pull-quotes” claims to operate with Javascript and without shortcodes to avoid these issues. Perhaps, this makes it a great candidate to unobtrusively and dynamically add share buttons on pull-quotes.

In terms of user interface, this remains tricky. The obvious solution would be to make them appear on mouse-over. But touch devices don’t have that. How would you add share buttons on pull-quotes?

Prêts à payer pour du contenu en ligne?

Pesos

Cette étude du groupe Gfk dont parlait ZDnet.fr constituait, en 2009, une très mauvaise nouvelle pour les éditeurs de presse francophones. Le cabinet Gfk disait, en substance, que les internautes français n’étaient pas prêts à payer pour accéder à des contenus en ligne. Ainsi, les francophones vivraient dans la croyance que les contenus en ligne sont, par définition, gratuits ou financés par la publicité. Cette étude réalisée en 2009 n’est certainement plus vraiment valide. Mais la situation a-t-elle réellement changé?

Une autre étude plus récente arrive à des résultats très différents. Selon cet article du Figaro qui détaille une étude du Boston Consulting Group, les français seraient prêts à payer plus pour le contenu. En effet, les auteurs de l’étude leur ont demandés ce qu’ils estimaient payer pour leur consommation de média et ont aussi mesurés ce que les français dépensent en réalité. La différence entre ces chiffres indiqueraient un potentiel d’augmentation des dépenses.

Les méthodologies de ces études diffèrent tant qu’elles ne mesurent pas la même chose. Dès lors, on ne peut pas affirmer avec certitude que le public francophone est prêt à payer pour du contenu en ligne plus volontiers aujourd’hui qu’hier. Quiconque pourrait me donner des indicateurs plus fiables sur l’évolution de la mentalité des internautes dans les commentaires gagnerait ma reconnaissance.

L’étude dont parle le Figaro mesure un potentiel d’augmentation de dépenses. Il n’indique pas comment le réaliser ni comment des éditeurs malins pourraient en tirer avantage. Le seul point positif est que, toujours selon cette seconde étude, le public commence à avoir de plus en plus confiance dans la qualité des contenus proposés en ligne. La production de contenu se professionnalise et le fossé entre digital et analogique se ferme. Même si le marché mûrit, que les comportements changent et que les éléments techniques se mettent en place, la question fondamentale reste de savoir quels services et quels expériences offrir pour encourager les clients à délier les cordons de leur bourse.

Crédit Photo : Clearly Ambiguous via Compfight cc

Distribuer des magazines digitaux sans intermédiaire

On se focalise trop sur les quotidiens et les sites de nouvelles lorsque l’on parle du futur de l’édition. Au delà des problèmes rencontrés par les quotidiens, le numérique offre des possibilités intéressantes pour des magazines et d’autres types de contenus spécialisés. Comme je le disais dans «Dessine-moi un magazine digital», le magazine de Marco Arment s’appuie sur les mécanismes de livraison NewsStand d’Apple et une application native.

L’adoption d’HTML5 pourrait bien constituer une approche alternative. Jen Simmons a travaillé sur un prototype de livre disponible directement dans le navigateur pour l’éditeur américain APress. Ce prototype est interactif et il tire avantage des capacités de HTML5 tels que Application Cache et Local Storage, entre autres, pour rester disponible lorsque l’utilisateur n’est plus connecté. Cette approche combine tous les avantages du HTML sans les inconvénients des livres numériques actuels et des applications natives. Adaptée pour des sites de magazine, elle permettrait de s’affranchir de nombreuses contraintes.

Elle est prometteuse sur le plan technique, d’abord. En utilisant HTML, CSS et Javascript, cette solution permet de passer outre les différent formats propriétaires et le manque de respect des standards résultant de la guerre que se livrent les marchands de livres, magazines et liseuses numériques.

Information Overkill

Sur le plan économique, une solution basée sur HTML5 permet de mettre en place ces solutions en utilisant des systèmes de gestion de contenu libres tels que WordPress et des plugins de paiement bon marché. Au lieu de faire appel à des applications et des mécanismes de livraison propriétaires comme News Stand d’Apple ou Whispernet d’Amazon, on utilise les standards ouverts du web et la connexion de l’utilisateur. Cela élimine les intermédiaires les plus gourmands et ne laisse plus que PayPal ou un autre fournisseur de micropaiement tel que Tinypass.

En plus de prendre un pourcentage important sur chaque vente, Apple et Amazon empêchent les éditeurs de consulter les informations liées aux transactions. Une solution mettant les éditeurs et leurs clients en relation directe permet aux éditeurs de prendre des décisions et de proposer des innovations basées sur des données marketing fiables et complètes.

En combinant cette approche HTML5 avec un paywall, les éditeurs pourraient reprendre pleinement le contrôle de leur relation avec les clients. De plus, ils bénéficieraient d’un contrôle plus grand sur l’expérience utilisateur qu’ils leur offrent.

Ce n’est même pas techniquement difficile à réaliser. WordPress offre de nombreuses solutions presque clé en main pour des paywalls ou des micropaiements et supporte pleinement HTML5. Personnellement, je privilégierai les plugins payants Membership et Pay-Per-View car ils ne sont pas liés à des fournisseurs de service spécialisés ou des start-ups dont l’offre peut être amenée à disparaître. Ils passent directement par Paypal.

Les possibilités que ce genre de solution ouvre pour des publications spécialisées ou même pour la littérature m’intéressent beaucoup. Imaginons, par exemple, une fiction sérialisée à plusieurs mains. Les éditeurs pourraient offrir un paiement par épisode et un abonnement annuel. Ou encore une revue en ligne dont une grande partie des contenus seraient payants. La revue littéraire du futur pourrait fonctionner de cette façon.

Crédit Photo: Thomas Leuthard via Compfight cc

« Blake’s Revolution » à Carouge

Le groupe de théâtre « Barbe-à-Papa » de l’Université de Genève dont j’ai eu le plaisir de faire partie jouera la dernière date de sa production anglophone « Blake’s Revolution » le 8 mai à 18h au Festival d’Ateliers-Théâtre à Carouge. J’ai déjà assisté à deux précédentes représentations.

Puisque le metteur en scène et responsable de l’adaptation, Nicholas Weeks, est un ami, je ne peux pas donner un avis objectif. Cela ne m’empêchera pas de prendre ici quelques notes qui vous donneront envie, je l’espère, d’aller voir cette production.

Le texte est un collage. La plus grande partie vient du « Mariage du Ciel et de l’Enfer » écrit par William Blake entre 1790 et 1793. Il fait aussi la part belle à Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais et à Mary Wollstonecraft, philosophe et féministe anglaise. Ces trois auteurs ont tous vécus et écrit à la même époque.

Le spectacle orchestre une tension entre la puissance poétique du texte de William Blake et le discours raisonnés d’Edmund Burke sur les révolutions américaine et française et les formes de gouvernement qui en découle. Cette mise en tension violente bien qu’apaisée par une touche d’humour, est particulièrement frappante.

Le collage n’est pas seulement textuel mais aussi disciplinaire. Différentes disciplines se marient  pour faire naître cette production. Barbe-à-Papa, la compagnie de théâtre anglophone de l’Université de Genève, met en commun ses forces créatrices avec Lucas Oettli, graphiste de la HEAD, du groupe de rock progressif Diaphonic, ainsi que l’atelier de danse contemporaine de Catherine Egger. Les différentes performances scéniques qui se mêlent ou se succèdent rapidement offrent une expérience enveloppante. Certains détails sont condamnés à échapper au spectateur, mais l’économie de décors et d’accessoire permet de se concentrer sur la performance des artistes.

Ainsi, si vous aimez les arts de la scène et comprenez l’Anglais, je vous encourage à aller vivre « Blake’s Revolution » le 8 mai à 18h au Festival d’Ateliers-Théâtre à Carouge.