R.E.E.L, nouvelle revue étudiante

Le paysage éditorial universitaire genevois a été bouleversé par l’arrivée d’un journal dédié entièrement à la Faculté des Lettres et ses perspectives sur le monde. La Revue Écrite par les Étudiant-e-s des Lettres ou R.E.E.L a émergé grâce à un groupe d’étudiants résolus.

Une forme nouvelle

R.E.E.L publie des articles sur son site de façon hebdomadaire et publiera des éditions papier plus épisodiquement. La première arrivera le 12 décembre prochain déjà.

Cette stratégie est inédite dans le petit monde universitaire genevois. La plupart des journaux et fanzine étudiants ont une approche papier d’abord et PDF plus-tard-peut-être comme le journal des étudiants de toute l’uni: «Courants».

R.E.E.L offre a ses rédacteurs bénévoles une chance de faire valoir leurs compétencse grâce à une visibilité presque immédiate et durable en ligne. Cette pratique nouvelle offre aussi une circulation plus large aux idées et à la culture propres à notre faculté qui reste encore très méconnue.

À l’heure où la presse pivote pour s’adapter aux conditions technologiques et sociales actuelles, les enjeux de ce type d’expérimentations sont élevés. Même s’il s’agit d’un projet sans but lucratif, les conséquences sont importantes pour la mission formatrice aux professions de l’édition que R.E.E.L s’est donnée et pour la motivation des contributeurs.

Des idéaux élevés et publics

Se concentrant avant tout sur l’ouverture d’esprit, l’humanisme et des pratiques éditoriales radicalement transparentes, la rédaction se met au service de la communauté estudiantine des Lettres avec entrain et conviction.

Leur document fondateur est éloquent.

R.E.E.L (Revue Écrite des Étudiant-e-s des Lettres) est un journal apolitisé, apolitique, non professionnel et non confessionnel à but non lucratif conçu et rédigé par et pour les étudiant-e-s des Lettres de l’Université de Genève. En tant que tel, il s’inscrit dans une lignée humaniste et philanthropique en ce qu’il se met au service d’autres associations, estudiantines ou non.

Mettre ainsi en avant leurs ambitions montre un fort esprit d’entreprise. Et donne aussi l’exemple. Ils reçoivent plus d’articles qu’ils n’en avaient espérés. Et la qualité est très bonne ! Que ce soit en les lisant ou en travaillant avec eux, on apprend beaucoup. Je parle d’expérience.

Tenez-vous prêt ! La première édition papier devrait atterrir au bâtiment des Bastions le 12 décembre 2011. En attendant, lisez quelques articles sur leur site.

«That is all», un livre de l’humoriste John Hodgman

Le dernier livre de l’humoriste américain John Hodgman intitulé «That is all» (lien d’affiliation) est sorti le premier novembre. Celui-ci va clore cette très amusante trilogie de livres sensés contenir tout le savoir du monde. Fasciné par les almanachs et les livres de listes qui couvrent des informations triviales et amusantes, cet auteur a décidé d’écrire sa propre version. Cependant, au lieu de faire de fastidieuses recherches, il a préféré inventer les faits qu’il rapporte. Il touche à l’histoire, à la littérature, la cryptozoologie, la gastronomie, la divination et autres de manière légère et enlevée. Par exemple, dans son premier livre «The Areas of My Expertise» (lien d’affiliation), il fait une liste de 700 surnoms de clochards et dans le second «More Information Than You Require» (lien d’affiliation) 700 noms d’hommes-taupes. Ces deux groupes auraient chacun à leur manière influencé secrètement l’histoire et la culture du monde.

Des extraits de son travail sont disponibles en ligne. La télévision publique américaine PBS a produit un documentaire de huit minutes sur la Grande Dépression où il lit un passage de sa prose. Et la conférence TED l’a invité à adapter un chapitre de son livre pour la scène. Dans son intervention, il aborde la présence des extra-terrestres sur notre planète et la possibilité de l’amour. Elle est sous-titrée dans de nombreuses langues dont le français.

John Hodgman

Ses livres ont permis à cet homme très amusant d’intégrer le show business et de devenir une «personnalité mineure de la télévision» comme il aime à se décrire. Après être apparu dans le Daily Show pour faire la promotion de son premier livre, on lui offre une position d’auteur et un rôle récurrent d’expert à l’écran. Ses interventions dans le Daily Show sont très drôles. Il apparaît aussi dans la campagne de publicité “Mac vs. PC” Apple très remarquée dans laquelle il personnifie les PCs et leurs utilisateurs. Avant la parution de son second ouvrage, il participe aussi à la série SPAMasterpiece Theater de BoingBoingTV dans lequel il dramatise des messages électroniques non-sollicités. Sa lecture illustrée par des images de vieux films font ressortir les qualités surréalistes et humoristiques des spams.

La sortie récente de la dernière pièce de son triptyque pique ma curiosité. Qu’est-ce que cet humoriste de talent a encore inventé ?

Le mauvais contenu coûte de l’argent

Jakob Nielsen partage les conclusions de sa dernière étude sur l’expérience utilisateur des sites de e-commerces. Le design s’est amélioré. Lorsqu’on compare les résultats avec ceux obtenu onze ans plus tôt, le taux de succès des tâches est passé de 56% à 75%. L’obstacle principal pour une bonne expérience utilisateur est, désormais, le contenu. 55% des 143 échecs observés par l’équipe de Jakob Nielsen étaient dû à des problèmes de contenu. Ils bloquent la réalisation de commandes. Et ils empêchent aussi l’établissement de relations loyales et durables avec les clients.

Un contenu de qualité est indispensable pour vendre des produits en ligne. Sally Bagshaw donne quelques idées sur ce qu’un stratège de contenu peut apporter à un détaillant: notamment une bonne taxonomie, une structure de contenu réutilisable dans différents contextes et une utilisation intelligente des outils de mesures web.