10 conseils qui ne se prennent pas trop au sérieux pour les examens

Messy Desk, by Richie GrahamLundi, une équipe de la TSR faisait un sujet devant la Faculté des Lettres de Genève sur les examens universitaires. Ils voulaient savoir comment on se prépare… Les étudiants disponibles qui traînaient sur les marches n’étaient pas les mieux placés pour parler et certains autres qui étaient en route d’une bibliothèque à l’autre ne s’arrêtaient même pas pour poliment refuser. Les fanatiques ! Pour ma part, j’ai décliné l’invitation pour pouvoir les scooper et vous réserver, à vous, chers lecteurs, la primeur de mes élucubrations à propos des examens.

  1. Quand la télé commence à couvrir les examens, il est vraiment temps de réviser à fond.
  2. Utilisez des méthodes anti-procrastination: utilisez un minuteur et faites des listes.
  3. Ne ratez pas les cours …des profs qui corrigeront vos examens.
  4. En revanche, vous pouvez arrêter de bosser pour les autres cours et ne plus voir personne. Les profs pragmatiques et vos vrais amis savent déjà que vous faites tout au dernier moment. Pas besoin de faire semblant.
  5. Par contre, sortez, marchez ou faites du vélo quelques minutes par jour pour aérer votre cerveau. Un minimum de forme physique est requis pour pouvoir rester assis (de façon décente) et écrire une dissertation ou présenter un exposé cohérent.
  6. Le vocabulaire savant, coco ! Le style académique repose surtout sur le vocabulaire. La longueur des phrases ne doit pas tomber en dessous de 10 mots, l’usage des connecteurs logiques, la grammaire et l’orthographe doivent être irréprochables; mais tout cela ne vous fera pas réussir à moins que vous n’assaisonniez votre discours avec le vocabulaire académique approprié.
  7. Si vous n’avez plus l’habitude d’écrire à la main, travaillez la mobilité de votre poignet.
  8. Dopez vous aux fruits secs, mais laissez tomber les pilules sans ordonnance censées vous booster.
  9. Dormez beaucoup et le mieux possible. Le cerveau utilise le sommeil pour organiser toutes les connaissances que vous voulez y ranger.
  10. Sachez vous arrêter. Sur la route de l’examen, n’essayez pas de revoir la dernière chose. Cette dernière chose n’est que la première d’une longue série. Calmez-vous et concentrez-vous.
  11. Conseil bonus: Cultivez le plaisir. Que ce soit purement pour le challenge, à cause de votre doux masochisme ou parce que vous êtes enthousiaste (cela dépend depuis combien de temps vous êtes à la fac). Si vous prenez du plaisir à passer votre examen, vous n’aurez aucun regret quoi qu’il se passe.

Avec ça, je pense que je devrais réussir et vous aussi. Si j’en ai ratés, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires. Bonne chance à tous !

Ne vous laissez plus avoir par le Blues !

La thématique de la plupart des blues tourne autour d’amours déçus ou terminés qui mènent les bluesmen à user inlassablement des mêmes accords et à boire des alcools forts en quantités déraisonnables. Les blues les plus violents font des critiques très sévères et souvent misogynes à l’objet de l’amour déçu ou annoncent le suicide du «sujet lyrique», parfois les deux en même temps.

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Bizarrement, le moyen choisi par le chanteur pour en finir est toujours la noyade. Seul le niveau de salinité de l’eau change; parfois, ils veulent se remplir les poumons dans la mer et parfois dans le fleuve. Ce dernier fait s’explique aisément: le blues prend, en effet, origine dans le delta du Mississippi. Malgré leur préférence marquée pour l’alcool, l’eau garde une grande importance pour les bluesmen.

Vous vous dites sans doute que j’exagère, pourtant plus j’écoute de blues et de country, plus les exemples de telles chansons s’accumulent. En voici quelques unes, parmi les meilleures:

“Long Gone Lonesome Blues” (1951) de Hank Williams

“When I got down to the river so lonesome I wanted to die… Oh Lord!
But then I jumped in the river, but the doggone river was dry.“

“Dengue Woman” (1996) de Jimmie Ray Vaughn

“I think about jumpin’
jumpin’ in the deep blue sea

“Hesitation Blues” (1925) de Victor Military Band-1916 réarrangée et interprétée, ici, par Willie Nelson et Asleep at the Wheel en 2009

“Well, I’m going to the river, take a rocking chair
If the blues overtakes me, rock away from here”

“Misery in my Heart” de Ray Charles

“I’m going down to the river to drown myself
Well, I’m going down to the river to drown myself”

Le suicide par noyade pour cause de chagrin d’amour est un stéréotype ! Ces exemples, ainsi juxtaposés, le montre très clairement et vous en trouverez d’autres si vous tendez l’oreille.

Ils sont partout: au cinéma, à la télé, dans les romans, la poésie. Je m’en suis rendu compte en regardant le film “Possession” (2002) de Neil LaBute. Une des scènes poignantes du film montre Blanche Glover, la compagne délaissée de Christabel LaMotte, en train de coudre des pierres dans sa robe, puis de s’enfoncer lentement dans une mare en pleurant.

Le stéréotype du suicide par noyade comme remède aux chagrins d’amour est encore un de ces éléments de notre culture qui tire nos rapports amoureux du côté de la tragédie. En fait, les stéréotypes qui nous offre des modèles pour définir ce que l’on doit ressentir sont parmi les plus répandus et les plus insidieux. Il ne faut surtout pas les prendre trop au sérieux. Les scripts culturels qui décrivent l’amour ou la façon dont nous vivons le chagrin n’ont que la valeur qu’on leur donne.